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Lexique calamophile

Un peu de vocabulaire pour les calamophiles en herbe

Je mettrai à jour ce lexique au fil du temps et de mes découvertes…N'hésitez pas à me corriger ou à me poser des questions... 
J'ajouterai aussi des progressivement des illustrations...
Calamophile : amateur, collectionneur de plumes, stylos-plumes et autres encres.
Conduit (feed) : partie du stylo plume qui longe la plume, et qui sert à conduire par capillarité l’encre vers le bout de la plume.


 
Convertisseur (converter) : mécanisme amovible à piston qui vient remplacer la cartouche. Permet d’utiliser de l’encre en flacon avec les stylos qui sont prévus pour les cartouches…

 
Demonstrator : stylo transparent, qui laisse voir l'encre et les éventuels mécanismes.

Ébonite : caoutchouc naturel vulcanisé. Matière dure et douce utilisée pour réaliser des stylos-plumes, appréciée pour sa texture et les couleurs possibles. L’ébonite est aussi une matière réputée pour les conduits.
Eyedropper : littéralement compte-gouttes. Stylos-plumes dont tout le corps peut être rempli d’encre, à l’aide d’un compte-goutte ou (plus efficacement) d’une seringue.


Flexible ou « flex » (plume): une plume souple, dont le trait s’élargit avec la pression exercée sur la plume. Attention, appuyer sur une plume non flex va probablement la tordre !


Piston (Remplissage à) : système de remplissage par un piston au lieu d’une cartouche. Utilisé sur des stylos plutôt haut de gamme : Montblanc, Pelikan, certains “custom” Pilot…
Poster (un capuchon, un stylo) : Mettre le capuchon au bout du stylo, à l'opposé de la plume, pour allonger l'ensemble et aider les grosses mains à tenir de petits stylos. Peut modifier sensiblement (ou pas) l'équilibre du stylo et la manière d'écrire avec
Vacuum filler : système de remplissage très haut de gamme, utilisant une dépression d’air pour le remplissage de presque tout le corps du stylo. Présent sur le Bulkfiller, le Pilot Custom 823 et divers autres stylos haut de gamme.

Mon stylo-plume préféré !

Je redécouvre depuis quelques mois un outil de mon enfance, que je n’avais jamais réussi à apprivoiser à l’époque, et qui aujourd’hui m’apporte autant d’avantages que de plaisirs. Cet objet, c’est le stylo-plume.
Après 40 ans de bille et 30 ans de traitement de texte, l’envie de reprendre en main un de ces trucs de grand-père peut faire sourire. Ma raison originelle peut aussi paraître étrange : je souhaitais ralentir mon écriture pour laisser aux idées le temps de se « poser » dans la tête avant de se poser sur le papier. Je ne vais pas entrer dans le détail de ce processus, je ferai peut-être un sujet spécifique. Toujours est-il qu’un matin je me suis dit : il me faut un stylo-plume !
J’ai donc commencé à regarder, explorer, et au détour d’un site chinois qui me fournit en babioles et autres gadgets indispensables (comme un chat dans son sac), je découvre qu’ils proposent divers stylos-plumes, aux prix aussi bas que les notes des clients sont hautes. Ni une ni deux, j’en commande quelques-uns. Les semaines passent (c’est pas cher, mais c’est pas rapide non plus, le voyage en conteneur depuis la Chine…), et voilà donc ma petite enveloppe kraft bien replie de trois stylos fort différents. En attendant, j’ai occupé efficacement mon temps sur stylo-plume.org, où l’on parle plus de MontBlanc à 1 000 € que de JinHao à 5,50 € (port compris depuis la Chine). Je vous en conseille pourtant la fréquentation, ils sont assez gentils et plein de bons conseils.


J’ai été emballé par mes stylos, au point que j’en ai commandé d’autres depuis – un Parker, des chinois, des indiens et même un japonais. Tous ces stylos sont très différents, et je vais me faire une joie de vous en parler plus longuement, vous les montrer et vous les détailler. Et aujourd’hui, je vais parler de mon stylo préféré : le Fountain Pen Revolution (FPR) Guru. Un stylo délicieusement mal fini, mais que j’adore tout simplement !

Je ne saurais dire comment je suis tombé sur le site de FPR, mais je sais bien ce qui m’a décidé à prendre ce modèle : il est demonstrator(1), à piston et peut être équipé d’une plume flexible, le tout pour 12 € (15 € avec le port). Quelques semaines plus tard, je reçois mon stylo, accompagné d’un autre, offert gracieusement (ils font ça parfois), un eyedropper(1) que je vous présenterai une autre fois.

Voici donc le FPR Guru en version « clear demonstrator » avec sa plume flexible (en option). Il est en plastique transparent (demonstrator, donc), avec un petit clip en métal argenté mal poli, et deux petits anneaux métalliques en bas du capuchon. Avec la plume et le feed(1), ce sont les seuls éléments qui ne sont pas transparents. Même la vis du piston est parfaitement translucide. C’est plutôt joli, non ? Le plastique est un peu spécial, en cela qu’il est odorant. Une odeur tenace de pétrole et de parfum industriel s’en dégage, plus étonnante que désagréable. Le stylo est petit, le capuchon vissé tient bien en place et peut être posté (1) au besoin pour ceux qui ont de grosses paluches. Ce n’est pas mon cas, et je tiens parfaitement ce stylo, sans ajouter le capuchon. La prise en main est très lisse, très douce, et l’équilibre parfait.


Au départ, le débit était un peu faible pour suivre le « flex ». J’ai réglé ce problème en tirant légèrement le feed par rapport à la plume. Depuis, je n’arrive tout simplement pas à assécher la plume, même au maximum de flexibilité. Sans appuyer, la plume est douce, très fine, avec d’infimes variations de largeur, dues à l’appui de la main, qui rendent l’écriture très vivante. Le débit est parfait, constant sans être excessif. Et si vous voulez appuyer un peu plus, voilà de beaux pleins et déliés qui apparaissent sous votre plume. J’ai depuis eu l’occasion de tester du flex vintage, et si mon Guru ne tient évidemment pas la comparaison en flexibilité, il est aussi bien plus facilement utilisable au quotidien.

Bricolage

Le monde du stylo-plume est un monde de bricolage. Je l’ai découvert dès mon second remplissage du Guru. Le piston était un peu dur, et la quantité d’encre stockée vraiment rikiki. Comme indiqué par le constructeur, j’ai donc tenté de démontrer le piston, pour ajouter un peu de graisse silicone(2). Et crac ! Le joint est sorti en trois morceaux. Après avoir testé par mal de choses, donc des joints toriques qui ne m'ont pas convaincu, j’ai finalement opté pour un joint de seringue de 3 ml : il suffit d’enlever le joint de la seringue et de le mettre au bout du piston. On dirait que c’est fait pour, tellement ça marche bien ! N’oubliez pas de graisser abondamment, et voilà !

Notez que pour vous procurer une seringue ad oc, inutile de vous ruiner sur Amazon ou dans les boutiques de bricolage : cela vous coûtera moins de 40 ct (centimes d’euro…) chez votre pharmacien favori. Les seringues servent aussi à remplir les stylos de type eyedropper(1), et sont de plus utile pour le nettoyage.
(1) Certains termes méritent d’être définis, je vous fais un sujet dessus dans la foulée…
(2) La graisse silicone est parfaitement hydrophobe et insoluble, et se révèle donc idéale pour l'encre. Elle sera indispensable si vous voulez bricoler des stylos, ou simplement entretenir un stylo à piston. J'ai commandé la mienne sur dx.com pour 3 € environ, contre 8 € le mini-tube au Bricomarché du coin.